Auguste Bailly (1878-1967)

Texte de Madame Pratini

Quel habitant du Grandvaux ne se souvient de l'élégante silhouette de ce romancier de renom ? Il parcourait nos routes, sa badine à la main.

Ses origines :

William_Graux
Bois de Louis William Graux, illustration de
"La Carcasse et le Tord-Cou"

Son arrière grand-père de Fort du Plasne avait épousé une Turinoise. Ses grands- parents habitaient aussi Fort-du-Plasne.

Un de ses oncles, Alfred Bailly, fin horloger, avait été demandé par une école d'horlogerie de Paris pour y enseigner son métier, mais la vie de Paris ne convenait pas à sa nature indépendante. Trois mois passés là-bas lui suffirent. Il rentra dans son village où il retrouva ses habitudes et son indépendance.

Son père, Edmond Bailly, était professeur à Lons-le-Saunier quand Auguste vint au monde, le 8 janvier 1878.

Au gré des postes de son père, Auguste Bailly commence ses études secondaires à Douai, puis au lycée Louis le Grand à Paris.

Il est admis à Normale Supérieure, il en sort agrègé et premier de sa promotion à 21 ans.

Il est admis à la fondation Thiers, instituée en 1891, selon le vœu de la veuve de Monsieur Thiers. Cette fondation fournit à un certain nombre de jeunes gens (major de promotion) trois années de libre travail : pension annuelle, logement pris en charge, et, à disposition une très riche bibliothèque. Quelle que soit leur discipline, liberté absolue leur est laissée pour conduire leur travail.

Sa carrière :

Professeur de français, latin et grec, il enseigne à l'école alsacienne de Paris, école semi particulière de grande renommée jusqu'en 1918. Puis il enseigne au lycée Pasteur à Neuilly où il reste jusqu'en 1936, date à laquelle il prend sa retraite anticipée et passe alors de 4 à 5 mois par an à Saint-Laurent.D'un premier mariage, il a 2 enfants : Jacqueline et Jean. Longtemps après le décès de son épouse en 1918, il épouse Madame Hortense de Sampigny, violoniste concertiste très connue. Vers la fin de l'occupation, il revient à Saint-Laurent, y retrouve sa maison pillée, la remet en état pour y vivre jusqu'à sa mort en avril 1967.

Son œuvre littéraire :

Dès l'âge de 16 ans, il écrit des contes pour enfants, des contes et nouvelles régionales sous le pseudonyme de Jean Save. En avril 1910, son premier roman sort : Les Prédestinés, puis suivent :

Les divins jongleurs
Saint Esprit
Histoire d'une cane
Soir
La carcasse et le tord-cou
Le figuier maudît
Naples au baiser de feu
Les chaînes du passé
Estelle et Mikou
L'amour tue et sauve
La danseuse à la rose
Le désir et l'amour
La foi jurée
Le cri de la chair
Hélène Jarry
Blanche Monnet
La Vestale
L'excommuniée

Ses romans sont en général une peinture de la vie au Grandvaux au siècle dernier et, amoureux du Grandvaux, il a bien rendu les paysages et l'atmosphère de notre pays. A ma connaissance, deux de ses romans ont été portés à l'écran : Naples au baiser de feu et La carcasse et le tord-cou ; mais, comme c'est souvent le cas, les films ne rendent pas les romans.

Vincent_Arbez
©JC.Mayet

 

 

 

 

Vincent Arbez-père du hameau des Martins, habitait au lieu-dit "Sous la Côte". Il est grimé pour les besoins du tournage du film "La Carcasse et le Tord-Cou". Il porte la bouille contenant le lait pour la fruitière du "Lac".

Cliquer sur la vignette pour l'agrandir.

En 1928-1929 : à la demande de son éditeur, Arthème Fayard, il commence ses écrits historiques qui font encore autorité de nos jours :

La pensée de Sénèque
Madame de Maintenon
La vie de Sénèque
Beaumarchais
Néron
Le cardinal Dubois
Jules César
Saint Louis - Richelieu
La Sérénissime république de Venise
Mazarin
Saint François d'Assise
Louis XI
La réforme
La guerre de 100 ans
La vie littéraire pendant la renaissance
Byzance
Les grands capétiens
Racine
François 1er
Anne de Bretagne
Les derniers Valois
Montaigne
Le règne de Louis XIV
La Fontaine
L'école classique française

"Est-ce l'origine grandvallière de Monsieur Auguste Bailly qui a favorisé l'éclosion d'un style aussi vigoureux, une production aussi dense et variée ? La connaissance approfondie de sujets aussi différents que la peinture des moeurs paysannes et la relation historique dénote une finesse de pensée et une érudition exceptionnelles.

Un pays ayant un tel fils ne peut qu'en être fier.

 

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